Elle disait vouloir être conduite vers la mort, en accord avec ses enfants et réclamait qu'on permette à son médecin de famille de lui administrer une dose mortelle de pentothal.
Chantal Sébire, Cette mère de trois enfants, ex-professeur des écoles, Atteinte d'une esthésioneuroblastome, tumeur rarissime et incurable aux sinus et à la cavité nasale, qui la défigurait et la faisait atrocement souffrir depuis huit ans. Elle avait réclamé le droit de "mourir dans la dignité" et venait de confier son dossier à l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité).
Elle venait de se voir refuser lundi par la justice une aide à mourir.
Chantal Sébire a été retrouvée morte mercredi 19 mars 2008 vers 19h30 à son domicile près de Dijon.
Cette décision avait ébranlé Mme Sébire qui n'avait pu se rendre au tribunal pour entendre le délibéré, tant les souffrances physiques s'intensifiaient depuis quelques jours.
La loi Leonetti permet "l'euthanasie passive", c'est-à-dire, pour les malades atteints de pathologies incurables en phase terminale, l'arrêt des traitements et l'administration de sédatifs, même s'ils risquent d'entrainer la mort. Elle proscrit toujours cependant "l'euthanasie active", le fait de provoquer directement la mort, et à fortiori le suicide assisté.
Euthanasie active / passive,
généralisé/ au cas par cas :
vaste sujet .
mais qui mieux que la personne qui le souhaite est apte à faire ce choix ?
Bien sur , ce choix suppose qu'un médecin accepterait de pratiquer l'euthanasie active.
l'euthanasie passive , à permis de contrôler l'acharnement thérapeutique.
pour avoir était active dans une association qui accompagnait des malades en fin de vie :
j'ai vu certain d'entre eux , partir paisiblement, naturellement quand l'heure est arrivé parce qu'ils ne souffraient plus , alors que leur première demande étaient d'en finir au plus vite ...
moi - même fut un temps quand on m'a annoncé une SLA , je me suis posée la question .
avant l'envie d'en finir , il y a l'acceptation ou la non acceptation de la dépendance, de la souffrance physique comme morale !
peut on accepter de faire subir cette dépendance, cette souffrance à ceux qu'on aime ?
A ce jour, fort heureusement ,je suis toujours indépendante, je n'ai pas eu à répondre à cette question.
pourtant ce défaut d'une loi autorisant l'euthanasie active me mettait parfois dans un état de panique :
comment faire si mon état s'aggravait, si je ne supportais pas ma dépendance, si la douleur était présente alors que je ne pourrais plus pratiquer ce geste ultime moi- même ?
à ce jour, il semble que je n'aurais pas à me préoccuper pour moi-même de répondre à ces questions de l'euthanasie .
Puisque mon diagnostic est tout autre , tout étant en pleine recherche pour déterminer divers pathologies liées à un système immunitaire défaillant .
Certainement lié à une maladie de lyme contractée à l'âge de 8 ans , sans être jamais diagnostiquée et soignée pendant plus de 32 ans .
je reste perplexe face :
- à la demande de Madame Chantal Sébire, qui voulait obtenir le droit de "mourir dans la dignité, entourée des siens".
- à son décès, peu de temps après l'annonce du refus
- au rejet de la justice fondé sur La loi de 2005 , lundi, de